Comment accroître aujourd’hui la résilience des socio-écosystèmes pour mieux s’adapter demain non seulement aux évolutions du trait de côte, mais aussi à la fréquence et la force croissantes des catastrophes naturelles sur la côte ?

Mots-clés:

  1. Protection des littoraux côtiers, des milieux estuariens et des socio-écosystèmes
  2. Effets et impacts de l’artificialisation du trait de côte, de la chenalisation des estuaires et de la littoralisation

Termes de référence:   Les zones côtières constituent, en général, des écosystèmes fortement exploités. Elles représentent environ 2% de la surface émergée de la Terre, mais abritent 10% de la population mondiale dans des zones de faibles élévations, d’où une vulnérabilité très forte aux aléas naturels : tsunamis, inondations, intrusions marines, cyclones qui ont provoqué des dégâts matériels considérables et des milliers de pertes humaines, avec des répercussions environnementales, sociales et économiques de grandes ampleurs. Le Japon, un des premiers producteurs de produits de la mer, entouré de mers particulièrement productives malgré un littoral fortement urbanisé, et devant faire face à des cataclysmes naturels particulièrement fréquents, a su malgré tout sauvegarder une part importante de son économie maritime littorale et côtière et, à ce titre, constitue un interlocuteur privilégié pour échanger et entreprendre des recherches communes avec les scientifiques et acteurs professionnels français et européens du secteur maritime. Dans cette session, on cherchera à illustrer les effets des évènements naturels de type catastrophe et des intrusions marines et les moyens mis en œuvre  pour en limiter l’impact, sans oublier aussi l’impact de ces aménagements sur les caractéristiques et la productivité des environnements littoraux et estuariens.